Jeudi 22 Avril

Alizée Reynaud, Chief Growth Officer chez Theodo : “Nous avons repensé complètement les interactions avec les jeunes talents.”

Présentation Theodo

Comment adapter son discours dans un contexte de télétravail généralisé ? Comment aider les jeunes talents à trouver leur voie, alors qu’ils sont souvent déstabilisés par la crise actuelle ? Pour répondre à ces questions, nous avons échangé avec Alizée Reynaud, Chief Growth Officer chez Theodo, une entreprise de conseil et de réalisation dans le digital qui conçoit et développe des produits tech pour ses clients. La particularité de l’entreprise ? Imaginer de nouveaux modes de travail issus des startups pour développer des solutions digitales qui soutiennent la transformation des entreprises. Theodo, qui propose à ses collaborateurs une évolution professionnelle accélérée, est accréditée Happy Startup depuis 6 ans par le classement choosemycompany.com publié dans les Echos.

Comment vous êtes-vous adaptés à la crise ? 

“En mars dernier, comme beaucoup d’entreprises, nous avons dû mettre à l’arrêt 90% de nos recrutements pendant 4 mois. L’enjeu était de ne pas couper le lien avec les jeunes talents, ce qui nous a poussé à repenser complètement les interactions avec eux. Pour ce faire, nous avons demandé aux étudiants d’école d’ingénieurs dans lesquelles nous recrutons, quels étaient leurs besoins. Deux en sont ressortis :

  • le besoin de se projeter : comment le rôle de Software Engineer s’incarne-t-il concrètement dans l’entreprise ?
  • le besoin de se former : comment arriver autonome techniquement dans un contexte pro ?’ 

“Pour répondre à ces besoins, nous avons alors créé deux temps de discussions réguliers avec eux. Le 1er, un talk “Vis ma vie de développeur”, a permis aux étudiants de suivre les missions d’un software engineer chez nous, de voir ce qu’ils réalisent pendant une semaine, et de poser toutes leurs questions. C’est une discussion très ouverte entre nos techs et les étudiants.

"C'est vraiment dans l'ADN de Theodo de tout miser sur le développement des jeunes talents"

Ensuite nous avons ouvert aux étudiants nos temps de formation tech hebdomadaires. L’initiative a très bien fonctionné. Cela fait 1 an que nous l’avons débutée et nous l’avons élargie à notre startup studio qui regroupe 9 startups, dont Theodo. Nous avons formé plus de 230 personnes depuis le début, c’est génial, car c’est vraiment dans l’ADN de Theodo que de tout miser sur le développement des jeunes talents. La vraie valeur en conseil, c’est celle des talents, c’est un point crucial pour nous.”

Quelles nouvelles attentes observez-vous chez les jeunes talents ?

“C’est frappant à quel point nous sommes la génération en quête de sens, d’impact. Nous avons besoin d’une finalité, de s’investir pour des causes comme la santé, l’environnement. Au-delà de cette recherche de sens, cette génération de jeunes talents exprime un besoin fort d’équilibre dans le travail, notamment par rapport au cadre du télétravail. C’est lié au contexte, mais j’observe aussi une vraie nécessité d’être rassuré sur le cadre qu’offre l’entreprise, sur sa capacité à offrir la même expérience de travail à distance et en présentiel. La question systématique des étudiants tourne autour de ce que nous avions fait pour gérer la période de confinement, comment nous nous y sommes pris.

On a apporté plusieurs réponses à ce besoin chez Theodo : notre fréquence de communication est beaucoup plus rapprochée qu’avant, nous avons lancé “Theodo TV” pour mettre en avant les theodoers qui innovent au sein de l’entreprise, nous utilisons Notion pour donner accès à l’intégralité de l’information en autonomie. Pour maintenir un  contact facile avec les dirigeants, nous avons aussi créé des sessions de petits déjeuners avec le CEO régulièrement.”

"JobTeaser est notre reflexe n° 1"

Comment JobTeaser vous soutient-il ? 

“JobTeaser est le réflexe n°1 pour atteindre les écoles d’ingénieurs que nous ciblons. La plateforme nous permet d’être précis dans la manière dont nous ciblons nos recrutements, et de nous créer un super réseau. De nombreuses candidatures arrivent “trop tôt” (stages d’été ou césures), mais nous en profitons pour discuter avec eux et les aider, et pouvons ainsi nous constituer un puissant vivier de jeunes talents avec qui on a des échanges de qualité dans la durée. C’est le principal canal que nous utilisons pour avoir accès à des candidatures de jeunes diplômés.” 

Quels sont vos enjeux prioritaires en 2021 ? 

“Le groupe M33 [startup studio de Theodo, NDLR], va quasiment doubler de taille en 2021, donc l’enjeu va être de structurer à fond la formation. On veut donner les moyens à chacun d’avoir une formation à son métier d’excellente qualité, quel que soit son rôle et son niveau. Pour cela, on est en train de construire une plateforme qui recense l’ensemble des savoirs faire qui font la force du groupe et permet de les pratiquer autant que souhaité. Comme les fondamentaux sont maîtrisés en autonomie et plus rapidement, chacun a plus d’espace pour échanger sur les cas particuliers et l’amélioration des pratiques avec son manager.

"En 6 mois nous avons doublé le nombre de femmes développeurs"

En parallèle, nous avons réagi au fait que les femmes “software engineer” étaient moins représentées chez Theodo que dans les écoles d’ingénieur. Nous avons réfléchi à nos potentiels biais à tous les niveaux (discours, culture de boîte, process, etc.) qui pourraient nous faire passer à côté de talents féminins. Par exemple comment une femme perçoit nos fiches de postes, interprète nos questions en entretien. Pour aller plus loin et corriger ces biais qui arrivent dès l’école, nous avons aussi créé un évènement de coaching d’étudiantes au sein des écoles d’ingénieurs, 2 fois par an. Elles peuvent ainsi échanger sur les questions qu’elles se posent sur leur avenir, leurs doutes vis-à-vis d’une carrière dans la tech, encore très masculine aujourd’hui. Nous les accompagnons dans cette réflexion et sommes convaincus de l’importance de montrer qu’il peut y avoir des figures inspirantes féminines épanouies. Les résultats sont là : en 6 mois, nous avons doublé le nombre de femmes software engineers chez Theodo.”

Publié par
Noémie Baudouin
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